Elle s’appelait Marceline…

Rescapée des camps d’extermination, Marceline Loridan-Ivens laisse derrière elle un témoignage profond et poignant sur la vie après la déportation. Irène Jacob salue sa mémoire à travers les lectures de Et tu n’es pas revenu et de L’amour après.

17h45
Hommage
Salle des mariages

Le 29 février 1944, Marceline Loridan-Ivens a quinze ans lorsqu’elle est arrêtée avec son père lors d’une rafle. Déportée à Birkenau, elle subit l’horreur des camps et parvient à survivre. Son père, lui, ne reviendra jamais d’Auschwitz. Soixante-dix ans plus tard, elle lui adresse une lettre, Et tu n’es pas revenu, rédigée avec la journaliste et écrivain Judith Perrignon, où elle raconte sa captivité, son retour, sa vie d’après.

À 89 ans, l’auteure retrouve dans sa « valise d’amour » les lettres échangées avec les hommes de sa vie et livre dans L’amour après un récit merveilleusement libre sur l’amour et la sensualité. Comment aimer, s’abandonner désirer, jouir, quand on a été déportée ?

Marceline Loridan-Ivens est décédée en septembre 2018.

Prix d’interprétation féminine à Cannes en 1991 pour son rôle dans La double vie de Véronique, Irène Jacob a été dirigée par les plus grands réalisateurs du monde entier : Louis Malle, Michelangelo Antonioni, Wim Wenders, Stuart Baird, Agnieszka Holland… Au théâtre, elle a joué récemment une adaptation du Retour à Reims de Didier Eribon dans une mise en scène de Thomas Ostermeier.