Carole Martinez, présidente du 10e Salon du Roman Historique

Lauréate de pas moins de sept prix littéraires dès son premier roman, Carole Martinez, extraordinaire conteuse, avait envoûté des milliers de lecteurs avec Le cœur cousu, un ouvrage âpre et merveilleux. Son deuxième ouvrage, Du domaine des Murmures, rafle, lui, le Goncourt des lycéens en 2011.

Son talent s’exprime également dans les scénarios de bande dessinée, avec la tétralogie Bouche d’ombre, illustrée par Maud Begon et publiée chez Casterman, où elle aborde les thèmes de l’occultisme et des fantômes à travers l’histoire de Lou, une jeune lycéenne qui, grâce à l’hypnose, voyage dans le temps et revit l’histoire de ses ancêtres. En 2019 sort le dénouement de la série, livrant la clef du secret dans un terrible périple.

Avec Les roses fauves, son dernier roman paru en août 2020, Carole Martinez libère ses personnages, morts et vivants, et embarque ses lecteurs à leur suite dans un monde épineux et baroque où le merveilleux côtoie le réel.

Programme de Carole Martinez

GRAND ENTRETIEN INAUGURAL

Samedi, 14h15 – Le Forum
Animé par Kerenn Elkaïm

LES ROSES FAUVES

Lecture par Carole Martinez et la comédienne Florence Huige
Samedi, 18h – La Scène

En 2009, Carole Martinez et Florence Huige travaillaient ensemble sur Is, un court-métrage sur cette cité engloutie de la baie de Douarnenez. La romancière et la comédienne se retrouvent au Salon du Roman Historique de Levallois pour une nouvelle symbiose artistique : la lecture commune des Roses fauves.
Dans son dernier roman, dont l’idée lui a été soufflée par l’une de ses lectrices, Carole Martinez s’inspire une fois encore des légendes espagnoles pour nous plonger dans l’armoire de Lola, remplie de cœurs en tissu contenant les secrets des femmes de sa famille. La jeune femme s’interroge : est-elle faite de l’histoire familiale cachée dans ces cœurs ? Sommes-nous écrits par ceux qui nous ont précédés ?

LEÇONS PARTICULIÈRES

Rencontre avec Georges Vigarello (Histoire de la fatigue, Le Seuil), Michelle Perrot (George Sand à Nohant, Le Seuil) et Carole Martinez

Dimanche, 14h15 – Le Forum
Animé par Karine Papillaud

Après le corps, la virilité et les émotions, Georges Vigarello s’attaque à la fatigue : qu’on l’appelle « stress », « burn out » ou « charge mentale », celle-ci est partout, s’infiltrant dans toutes les sphères du quotidien. Pourquoi, comment ? Pour fuir l’épuisement que lui causait Paris, George Sand, elle, se réfugiait à Nohant, dans sa demeure de l’Indre ; Michel Perrot raconte comment elle a rédigé l’ensemble de son œuvre dans cette oasis paisible. Les deux historiens sont les invités de Carole Martinez, leur plus grande admiratrice.

DES AFFINITÉS ÉLECTIVES

Rencontre avec Mohammed Aïssaoui (Les funambules, Gallimard), Muriel Barbery (Une rose seule, Actes Sud), Wilfried N’Sondé (Borders, Actes Sud) et Carole Martinez

Dimanche, 17h15 – Le Forum
Animé par Kerenn Elkaïm

Kateb, qui ressemble à s’y méprendre à Mohammed Aïssaoui, est sorti de la pauvreté grâce à la littérature. Devenu biographe des anonymes et bénévole auprès des exclus, il se souvient de Nadia, son amour de jeunesse. Wilfried N’Sondé étudie les exilés et les frontières, réelles ou imaginaires, qui nous séparent. Muriel Barbery décrit la découverte des origines à travers Rose, à qui son père en mourant a laissé une lettre qui la mènera jusqu’au Japon et dans ses retranchements. Fiction ou réalité, c’est avec poésie toujours que se racontent les liens entre les hommes, les territoires et les cultures.