De l’autre côté de la mer

Entre l’Algérie, l’Europe de l’Est et le Moyen-Orient, les conflits ont marqué plusieurs générations. Alexandre Feraga, Jean-Baptiste Naudet et Aurélie Razimbaud s’interrogent sur le temps de la réconciliation et la guérison des blessures.

15h
Café littéraire
Galerie du conseil

Alexandre Feraga

Après la mer, Flammarion

Alexandre, dix ans, va traverser la Méditerranée avec son père pour découvrir l’Algérie. Le temps d’un été, il va porter son premier prénom, Habib, qu’il n’a jamais utilisé en France, pour prouver à ses grands-parents que leur aîné n’a pas renié ses origines. Si pour cela il doit engloutir tout ce que l’Algérie fait de pâtisseries, s’essayer au football avec son cousin, ou subir les corrections d’un grand-père soucieux d’honneur, qu’importe. Mais le but de ce voyage se révèle, au fur et à mesure, étrangement inquiétant.

Alexandre Feraga est romancier et poète. Suivant Je n’ai pas toujours été un vieux con, Après la mer est son second roman.

Jean-Baptiste Naudet

La blessure, L’Iconoclaste

Grand reporter de guerre, Jean-Baptiste Naudet va affronter la mort en Afghanistan, en Bosnie et au Kosovo. Il plonge dans ces conflits contemporains, les yeux écarquillés par l’horreur, avec le sentiment d’y être poussé par une main implacable. Au fil du temps, hanté par des images dantesques et victime de stress post-traumatique, il échoue dans un service psychiatrique parisien. Il cherche alors le sens de son cheminement tragique.

Journaliste au Monde puis grand reporter au service international de L’Obs, Jean-Baptiste Naudet a couvert une dizaine de conflits, de la Yougoslavie à la Tchétchénie, de l’Irak à l’Afghanistan. La blessure est son premier roman.

Aurélie Razimbaud

Une vie de pierres chaudes, Albin Michel

“ La guerre, non, la guerre n’a rien d’essentiel ; les choses essentielles sont le vent, le goût des pierres chaudes, le soleil, les ailes des oiseaux, les cris des enfants sur la plage. “

En racontant l’Algérie avant, pendant et après l’indépendance, Aurélie Razimbaud tisse des liens subtils et poignants entre l’amour et l’abandon. Qu’il s’agisse des pays ou des êtres, comment aller dans le sens d’une réconciliation, comment panser les plaies et éviter qu’elles ne s’ouvrent ?

Aurélie Razimbaud est directrice d’une galerie parisienne spécialisée en photographie. Une vie de pierres chaudes est son premier roman.