Lettres de Napoléon à Joséphine

DIMANCHE, 18H00 – LA SCÈNE

Lecture par Clément Hervieu-Léger de la Comédie-Française, en partenariat avec le Centre national du livre

Loin de son image d’empereur conquérant qui mit l’Europe à ses pieds, on découvre à travers ces lettres un homme éperdu d’amour qui ouvre son cœur à la femme de sa vie. De décembre 1795 à janvier 1807, Napoléon raconte à Joséphine les campagnes qu’il mène en Italie, en Pologne ou en Autriche, et évoque les grands personnages de l’époque, comme Murat.

Mais, surtout, il lui témoigne la profondeur de son attachement. Il l’appelle sa « douce et incomparable Joséphine », son « dolce amor ». Et si, de méchante humeur, elle s’est laissée aller au vouvoiement dans l’une de ses lettres, il se fâche et lui répond : « Vous toi-même ! ». Il signe parfois « Bonaparte », parfois « NB », parfois même « Nap » !

Toutefois, Napoléon reste l’empereur et doit être conscient de son rang. Cela prendra finalement le pas sur l’amour qu’il lui porte : il prononce leur divorce en 1807, Joséphine étant dans l’incapacité de lui donner des enfants – des héritiers.