Matthieu
BLANCHIN
« Naufrage en Patagonie »
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- BULLES DE SALON
Présentation
Né en 1965, Matthieu Blanchin publie son premier livre Le val des ânes à L’association, couronné en 2001 par l’Alph’Art du meilleur premier album au Festival International de la bande dessinée d’Angoulême. Sa biographie de Calamity Jane (Martha Jane Cannary) qu’il signe avec Christian Perrissin a été récompensée par de nombreux prix dont le Prix Ouest-France Quai des bulles en 2008 et le Prix Essentiel Angoulême 2009 pour le tome 1. Trépané en 2002 après une attaque cérébrale, il raconte son expérience dans Quand vous pensiez que j’étais mort (2015) salué par la critique et les libraires.
« Naufrage en Patagonie »
Septembre 1740, une armada anglaise part à la conquête des mers du Sud. Sa mission : piller les prospères colonies espagnoles du Chili et du Pérou. Après une longue et pénible traversée de l’océan Atlantique, les six vaisseaux atteignent le cap Horn à la mauvaise saison et subissent une succession de tempêtes qui les dispersent durablement. Deux vaisseaux, décimés et endommagés, doivent rebrousser chemin tandis qu’un troisième vient se perdre sur les côtes de la Patagonie chilienne. Les naufragés du Wager, livrés à eux-mêmes, n’ont pas d’autre choix que de s’entendre pour leur survie, et s’organiser dans l’espoir de revoir un jour le Royaume-Uni. Mais la mutinerie gronde... Cette expédition, envoyée par l’amirauté britannique pour affaiblir l’empire espagnol, avait pour objectif non avoué le contrôle du commerce international. Cette stratégie préfigurait les conflits mondiaux qui naîtraient quelques années plus tard avec la guerre de Sept Ans. 300 ans après, les motivations de l’ordre capitaliste restent inchangées. C’est ce constat qui a intéressé Perrissin et Blanchin pour évoquer cette tragédie qui fut peut-être une victoire de l’argent mais surtout un désastre humain. Les auteurs s’appuient sur une documentation exigeante sans jamais oublier de raconter une histoire àhauteur d’hommes. L’œuvre d’Yves Lavandier reste pour Perrissin, qui fut l’un de ses disciples, un socle de réflexion permanente. La dramaturgie devant primer sur le documentaire. A l’hyperréalisme de son écriture répond le dessin esquissé et terriblement vivant de Matthieu Blanchin pour mieux saisir l’extrême violence des rapports humains en milieu hostile.