Mathilde
DÉSACHÉ
« Le Sigisbée »
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Présentation
C’est à douze ans que Mathilde Desaché, dont la famille vit alors au Japon, remporte son premier prix littéraire, avec une nouvelle publiée dans Okapi. La graine de l’écriture était plantée. Après un détour de quelques années par HEC et le monde de l’entreprise, puis par l’Éducation nationale, c’est au bord de la Loire, où elle tient une maison d’hôte, qu’elle a écrit son premier roman, Le Sigisbée.
« Le Sigisbée »
Comme de nombreuses jeunes femmes de l’aristocratie vénitienne du XVIIIe siècle, Caterina Querini est nantie d’un époux (choisi par sa famille) et d’un sigisbée (un jeune Français choisi par son époux). De ce trio amoureux est née une petite fille, Giulia, qui, à l’âge de trois ans, est enlevée par le sigisbée français. Quinze ans plus tard, Caterina, pauvre et vieillissante, est cloîtrée dans un couvent. Elle écrit à son ami Henri Beyle (le futur Stendhal) pour le charger de retrouver Giulia. Dans ses lettres, Caterina fait revivre l’âge d’or de Venise, entre fêtes superbes et complots politiques. Elle évoque son bonheur avec ces deux hommes qui l’aimaient, mais aussi les drames qui ont jalonné sa vie. L’affaire se complique lorsqu’Henri retrouve la jeune fille... et en tombe amoureux. Mathilde Desaché a inventé une ascendance romanesque à Giulia Rinieri, une jeune italienne qui fut le dernier amour de Stendhal. Giulia Rinieri avait été élevée par son « oncle », qui était en réalité le sigisbée de sa mère. Stendhal évoque le sigisbéisme dans La Chartreuse de Parme.