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Portrait de Janine MOSSUZ-LAVAU
L'Archipel · LG

Janine
MOSSUZ-LAVAU

« Josette Clotis, aimée et mail aimée »

Présence
Samedi & Dimanche
Librairie
LES BEAUX TITRES
L’auteur

Présentation

Directrice de recherches au CNRS, Janine Mossuz-Lavau a publié de nombreux essais en politique et sociologie, ainsi que André Malraux et le gaullisme (Presses de Sciences Po, 1982), Mes années Malraux (éd. du Jasmin, 2011), et en collaboration le Dictionnaire Malraux (CNRS éd., 2011). Jean-René Bourrel, agrégé de lettres modernes, est l’auteur d’études sur les écrivains de la négritude, ainsi que du Paris de Malraux (éd. Alexandrines, 2017).

Le mot de l’éditeur

« Josette Clotis, aimée et mail aimée »

Tout commence avec une valise. Une valise dans laquelle furent rassemblés, après sa mort tragique le 12 novembre 1944, les photos, lettres, journaux intimes et manuscrits de Josette Clotis. À seulement 34 ans, elle mourait les jambes broyées par un train, dans une gare de Corrèze. Conservée après-guerre par son amie Suzanne Chantal, cette valise s’ouvre aujourd’hui et livre ses secrets. Depuis plus de dix ans, Josette Clotis partageait la vie d’André Malraux, à qui elle donna deux fils pendant l’Occupation. Arrivée à Paris auréolée d’une beauté remarquée, elle s’imposa rapidement dans le monde littéraire avec deux romans : le premier préfacé par Henri Pourrat, le second salué par Henry de Montherlant. C’est dans les couloirs des éditions Gallimard qu’elle rencontre Malraux, alors au faîte de sa renommée après La Condition humaine. Elle l’accompagnera notamment en Espagne, au cœur des engagements intellectuels et politiques de l’époque. Mais Josette Clotis a longtemps souffert d’une réputation injuste : jalouse, arriviste, intrigante, accusée d’avoir retardé l’entrée en Résistance d’un Malraux pourtant réputé peu influençable. En s’appuyant sur de nombreux documents jamais publiés, des photos inédites et des témoignages précieux, les auteurs de cet ouvrage s’attachent à déconstruire ces clichés tenaces. Se dessine alors le portrait d’une amante passionnée, d’une mère profondément aimante, mais aussi d’une femme de lettres authentique, qui n’a jamais cessé d’écrire et de créer. Un demi-siècle après la disparition d’André Malraux, Josette Clotis, aimée et mal-aimée rend enfin justice à cette figure injustement oubliée de l’histoire littéraire et intime du XXe siècle.